J’ai des problèmes de thyroïde #help

J’essaie et je pense à écrire cet article depuis longtemps, parce que ça me fait du bien mais surtout parce que je pense pouvoir peut-être aider certaines personnes qui ont traversé, connu, vécu et/ou vont vivre cela, mais aussi parce que j’ai besoin de témoignages d’autres personnes et je suis impatiente d’avoir les vôtres surtout.

Je vais faire court avec le récit du “tout à commencer” car j’ai surtout envie de vous parler de ce qu’il se passe maintenant, mais pour vous remettre dans le contexte ;
Tout a commencé il y a 2 ans lorsque ma copine Andréa me fait la réflexion sur ma gorge enflée, genre j’avais une énorme pomme d’Adam. Alors soit en fait j’étais un homme et j’avais menti depuis tout ce temps, soit (et c’est la bonne version) j’avais un problème -un nodule énooooorme en fait- sur la thyroïde.
Première nouvelle, d’autant plus que, un : c’est quoi la thyroïde ? Deux : c’est quoi un nodule ? et si vous vous posez les mêmes questions, en voici les réponses savantes ;
La thyroïde: est une glande endocrine cervicale régulant de nombreux système hormonaux. Ouais en gros ça régule tout quoi, fatigue, humeur, poids, appétit, cheveux… parce que les hormones, surtout chez les filles hystériques comme moi, c’est important.
Un nodule : une grosseur anormale de forme généralement arrondie, qui se développe à la surface d’un tissu ou d’un organe. En gros DEGUEU. 
DONC, j’avais une grosseur de la taille d’une clémentine sur la thyroïde, bon ok why not, par contre quand le médecin t’annonce que t’as aucun problème de thyroïde mais qu’on est obligé de te couper la moitié de celle-ci et ainsi te créer des soucis A VIE avec des cachets tous les jours, t’es un peu vénère, j’avoue. Mais la bonne nouvelle quand même dans tout ça, c’est que bibi est passée à côté du cancer, easy ! (je suis sarcastique là, hein, au cas ou c’était pas flagrant) Quand il a prononcé le mot cancer d’ailleurs, j’ai vu le visage de ma mère et son coeur, aussi, s’arrêter et je me suis d’ailleurs rendu compte à ce moment là, à quel point, toi tu peux être “forte” alors que tu pensais que si ça t’arrivait un jour, tu serais complètement abattue, et la force que tu trouves pour rassurer tes proches qui eux ont plus peur que toi. ENFIN BREF, revenons-en aux faits…

Donc pas de cancer, mais l’ablation de la moitié de la thyroïde. Opération de 2h, anesthésie générale, réveil difficile, évanouissements etc et là c’est le drame : depuis ce jour, je suis une personne différente. 

– J’ai fait 20 ans de sport intense, danse, athlétisme, natation, golf (ouais golf les gars, bin quoi ?) et j’en passe, et maintenant dès que je fais trois squats je suis à deux doigts de m’évanouir.
– Je suis très fatiguée, je peux dormir 36 heures sans me réveiller, aucun soucis, comme un koala.
– Parfois je me promène et là il y a trop de monde, j’ai des bouffées de chaleur, je m’évanouis, alors qu’avant je pouvais ne pas manger pendant 3 jours j’étais au top (non j’exagère pas du tout)
– J’ai des sautes d’humeur de folie, bien que je sois un peu déjà lunatique, là je suis complètement bipolaire. Limite dépressive parfois, je ne reconnais même pas ma propre personnalité.
– Je mange 6 repas par jour et je ne prends pas 1 gramme, voir même je maigris. Bon ouais ça, ça semble kiffant mais je vous jure les filles c’est pas toujours très drôle.
– J’ai les cheveux secs secs seeeeeeecs, les ongles n’en parlons pas.
– J’avais jamais de douleurs pendant mes règles, maintenant je peux crever c’est pareil !
– Je ressens tout plus fort, comme si j’étais plus faible tout simplement.
Puis surtout j’ai les symptômes et de l’hyperthyroïdie et de l’hypo, je suis DINGUE !

Ca se soigne, avec des médicaments dosés d’une certaine manière mais dès que ceux-ci sont déréglés, ou qu’il y a un changement hormonal, tout se chamboule. Il faut recommencer, analyses et changer de traitement, le FUN !

Pour en venir au fait que moi ce qui me dérange, c’est que je me sens juste plus moi même. Je suis devenue une personne que je ne connais pas, un corps que je ne connais pas. Ca fait deux ans déjà mais je n’ai toujours pas compris et je ne fais jamais référence à ça. J’entends par la que quand je suis fatiguée, de fou, je ne pense pas une seconde que ça peut venir de là, car je rejette tout ce qu’il se passe comme si mon corps pouvait surmonter ça seul. Je ne veux pas admettre que je suis malade en fait et que j’ai besoin de ce traitement pour vivre.
Et d’autant plus compliqué de le faire comprendre aux gens autour car tout est hormonal et intérieur, rien de très visible (sauf quand ça devient très grave car certains symptômes sont beaucoup plus intenses que ça). Quand j’essaie enfin d’en parler, les gens ne comprennent pas. Ne comprennent pas que tu peux avoir des sautes d’humeurs juste à cause de ça, agressivité, susceptibilité et j’en passe. Les gens ne comprennent pas que tu sois crevée, ils te disent “couches toi plus tôt” ” Prends des vitamines” etc mais les gars; ça change RIIIIIIIIIIEN les jus d’oranges pressés, je suis MALADE ! Tchiiiiip

En bref, je suis un peu seule, un peu perdue, un peu saoulée. Et si j’écris ça aujourd’hui c’est parce que je suis en hypothyroïdie depuis quelques temps donc, fatiguée, agressive, déprimée, que j’ai envie de rien, de personne, de rester chez moi et je pète un câble, je deviens folle de ne pas contrôler ça c’est comme si quelqu’un prenait possession de mon esprit.
J’avais besoin de parler et surtout comme dit au début j’aimerais vraiment avoir des avis. Juste savoir, parce qu’autant, ça se trouve, c’est moi qui suis en fait complètement possédée tsai.

Voilà, voilà, je la ferme. Je vais pleurer.

Ah puis, bon dimanche hein, la meuf qui plombe l’ambiance 

Salut

Commentaires

  1. 5 janvier 2016 / 3:15

    Je découvre ton article et je dois dire que je me reconnais tellement dans ton histoire.
    J'ai eu la maladie de bassedow à l'âge de 16 ans, c'est une forme d'hyperthyroïdie sévère. J'ai pris pendant 2 ans un traitement censé me faire guérir mais je résistai à celui-ci. J'ai donc pris la décision de faire la thyroïdectomie totale il y a 6 mois.
    Depuis, comme toi, je passe d'hypo à hyper en qql semaines, j'ai des passades dépressives, fatigue, nervosité, cheveux qui tombent, crises d'angoisses, et j'en passe.
    C'est très difficile comme maladie à gérer psychologiquement.
    Par rapport à l'entourage qui ne comprend pas, c'est exactement ça, ils ne comprennent pas.. Mes collègues et amis me disent de prendre des vitamines. ca ne servira absolument à rien.
    On se sent seule et perdue. C'est fatiguant moralement.
    J'espère de tout mon cœur que tu t'en sortiras, parce que tu m'as vraiment émue !!!
    Gros bisous ❤️

  2. Anonyme
    15 février 2016 / 12:49

    Bonjour

    J'ai le meme probleme depuis 2007 pas facile ton article ma touché je me vois dans tout ce que tu ecrit
    courage on doit ce battre tout les jours

    claude.

  3. Anonyme
    4 mars 2016 / 9:36

    Salut ! Ton article m'a vraiment touchée puisque j'ai aussi eu des problèmes de glande thyroïde pendant tout mon adolescence. Ça a commencé avec l'hyperthyroïdie, puis après avoir brûlé ma glande deux fois (la première a été un cas raté), je suis finalement tombée en hypothyroïdie. Et ce sera pour le restant de mes jours. D'ailleurs, je prends des médicaments et même si ça fait deux ans que je suis en hypo, on est encore en stade d'ajustement de médicaments, ce qui est un peu décourageant par moment !

    C'est vrai que les gens ont tendance à ne pas comprendre, et même qu'on ne se comprends pas nous-même !

    Je te souhaite bon courage !

    Bisous,

    Anonyme Girl

  4. Anonyme
    22 mars 2016 / 8:43

    Je souffre également de ce problème depuis 15 ans en hyperthyroïdie et hypothyroïdie
    le plus pénible c'est la grande fatigue et problème de poids
    c est une maladie très mal comprise
    je vous souhaite à tous bon courage

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